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« La vie démocratique des entreprises de l’ESS doit être plus délibérative » - Interview de Hugues Sibille

Impression ForumPublié le 14 juin 2017 

Dans un article pour We are Up, Jean Philippe Poulnot propose un entretien avec Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
, sur les enjeux démocratiques dans le mode de gouvernance Gouvernance Définition des entreprises de l’ESS : le Labo de l’ESS a ouvert un groupe de travail sur cette thématique avec sept entreprises de l’ESS.

" Donner toujours plus de sens à la vie démocratique des entreprises de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
peut être une exigence difficile à faire vivre mais elle est pour autant vitale. La difficulté à renouveler les représentants des sociétaires en est l’exemple. Pourquoi représenter si c’est purement formel ? L’idée d’assemblées de sociétaires sur des sujets précis dont les membres seraient tirés au sort pourrait être étudiée. Certaines technologies comme les « civic tech » vont dans ce sens. La vie démocratique des entreprises de l’ESS à l’égard des parties prenantes externes s’essouffle. Renouveler les modes de gouvernance Gouvernance Définition pourrait peut-être permettre de faire progresser les taux de participation aux campagnes de votes pour élire les représentants des sociétaires. On retrouve moins cet essoufflement des gouvernances qui intègrent les salariés, comme dans les sociétés coopératives et participatives où le principe d’« une personne = une voix » fait toujours sens.
"

Lire l’ensemble de l’interview sur We are Up...

Commentaires

  • Enfin un responsable qui arrête avec la langue de bois sur ce sujet ! Félicitations !
    Avant d’être une qualité intrinsèque des organismes de l’ESS ESS Qu’est-ce que l’Économie sociale et solidaire (ESS) ?
    Définition et présentation de cette économie différente, socialement utile, coopérative et ancrée localement
    , la gestion démocratique de ces structures, petites, grandes ou immenses, est un véritable enjeu voire une problématique grave.
    Tous ceux qui connaissent intimement le fonctionnement de l’immense majorité de ces structures savent pertinemment comment ça fonctionne la plupart du temps : les quelques membres du Bureau ne contredisent ou ne s’oppose presque jamais à la présidence (liens trop forts entre eux) et portent ensembles les propositions devant les administrateurs pour validation par le conseil. Ce dernier ne s’opposent jamais, dans la plupart des structures, au Bureau,collectif sensé être composé des plus pointus d’entres eux. Une fois par an, les décisions les plus importantes sont portées devant l’assemblée générale qui généralement valide tout cela de manière très formelle dans une logique de confiance plus ou moins aveugle (en abusant souvent du principe que trop d’info tue l’info !).
    Dans la pratique, loin de la théorie des discours lénifiants, la démocratie n’est pas un principe que l’on respecte mais un simple argument que l’on utilise. Le Bureau sert à faire passer des décisions personnelles pour des décisions collectives, pour les présenter au CA avec le label de la belle et forte unanimité, qui engendre une autre unanimité et ainsi de suite. La même dynamique se rejoue entre les CA et les AG. Tout est souvent méticuleusement organisé (choix des délégués, mode d’organisation des prises de paroles, etc.) pour que toutes les décisions ou presque à tous les échelons soient prises à l’unanimité. Cette unanimité saluée avec insistance la plupart du temps comme une consécration démocratique ne traduit en fait que l’absence totale d’un quelconque contre-pouvoir réel à quelque niveau que ce soit dans ces structures. Point n’est besoin de relire Montesquieu ou Tocqueville pour comprendre qu’il y a là un vrai problème qui gangrène la plupart des structures de l’ ESS. S’attaquer à cela est plus que salutaire, c’est vital à terme si l’on souhaite que l’ESS se développe et occupe demain beaucoup plus de place dans notre économie.

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